Zürcher Nachrichten - UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

EUR -
AED 4.066612
AFN 79.215563
ALL 99.394812
AMD 432.612664
ANG 1.98204
AOA 1014.155023
ARS 1189.500856
AUD 1.771965
AWG 1.992881
AZN 1.875174
BAM 1.957667
BBD 2.233831
BDT 134.41822
BGN 1.950805
BHD 0.417314
BIF 3288.136516
BMD 1.107156
BND 1.47831
BOB 7.644292
BRL 6.235059
BSD 1.106355
BTN 94.452097
BWP 15.312607
BYN 3.620554
BYR 21700.259628
BZD 2.22232
CAD 1.560481
CDF 3180.859262
CHF 0.946635
CLF 0.027396
CLP 1051.311216
CNY 8.061812
CNH 8.029102
COP 4598.849665
CRC 557.431728
CUC 1.107156
CUP 29.339637
CVE 110.370281
CZK 25.083673
DJF 197.007924
DKK 7.461302
DOP 69.866645
DZD 147.22299
EGP 56.009032
ERN 16.607342
ETB 145.630515
FJD 2.562951
FKP 0.853305
GBP 0.845845
GEL 3.044842
GGP 0.853305
GHS 17.148358
GIP 0.853305
GMD 79.15417
GNF 9574.132655
GTQ 8.539145
GYD 231.460788
HKD 8.607236
HNL 28.306001
HRK 7.526893
HTG 144.768093
HUF 403.61159
IDR 18538.996806
ILS 4.095315
IMP 0.853305
INR 94.331358
IQD 1449.282454
IRR 46611.272281
ISK 144.306145
JEP 0.853305
JMD 174.256221
JOD 0.78486
JPY 161.608272
KES 143.000189
KGS 96.003282
KHR 4425.221168
KMF 498.772803
KPW 996.500324
KRW 1586.41177
KWD 0.340605
KYD 0.921979
KZT 554.629054
LAK 23967.862669
LBP 99189.688474
LKR 328.553403
LRD 221.271068
LSL 20.852891
LTL 3.269144
LVL 0.669708
LYD 5.350103
MAD 10.522237
MDL 19.758848
MGA 5045.813143
MKD 61.477868
MMK 2324.423262
MNT 3867.803674
MOP 8.864856
MRU 43.965939
MUR 49.832916
MVR 17.046744
MWK 1918.429968
MXN 22.10652
MYR 4.897502
MZN 70.758498
NAD 20.852891
NGN 1700.137728
NIO 40.708832
NOK 11.469517
NPR 151.123155
NZD 1.934047
OMR 0.426249
PAB 1.106355
PEN 4.062475
PGK 4.564354
PHP 62.941884
PKR 310.325616
PLN 4.228954
PYG 8876.46716
QAR 4.032847
RON 4.977439
RSD 117.164777
RUB 93.002193
RWF 1578.705909
SAR 4.153496
SBD 9.207478
SCR 15.833441
SDG 664.845779
SEK 10.833783
SGD 1.475906
SHP 0.870051
SLE 25.187838
SLL 23216.51111
SOS 632.303147
SRD 40.466832
STD 22915.896003
SVC 9.680234
SYP 14396.020325
SZL 20.860899
THB 37.756244
TJS 12.042387
TMT 3.875046
TND 3.385229
TOP 2.593067
TRY 42.079959
TTD 7.501155
TWD 36.393104
TZS 2945.035321
UAH 45.669864
UGX 4031.845931
USD 1.107156
UYU 46.73458
UZS 14288.62976
VES 77.67975
VND 28570.16325
VUV 136.810609
WST 3.136388
XAF 656.583307
XAG 0.035021
XAU 0.000356
XCD 2.992145
XDR 0.816579
XOF 656.583307
XPF 119.331742
YER 271.973297
ZAR 20.870474
ZMK 9965.736936
ZMW 30.728311
ZWL 356.503814
  • AEX

    -12.3700

    865.04

    -1.41%

  • BEL20

    -111.2300

    4183.4

    -2.59%

  • PX1

    -168.7000

    7430.24

    -2.22%

  • ISEQ

    -360.4500

    9821.73

    -3.54%

  • OSEBX

    -29.3900

    1440.11

    -2%

  • PSI20

    -128.8900

    6837.98

    -1.85%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.2500

    2710.16

    -0.34%

  • N150

    -111.7500

    3214.08

    -3.36%

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie
UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

Les ministres de l'Environnement de l'UE discutent à partir de jeudi à Amiens des priorités climatiques françaises --taxe carbone aux frontières, lutte contre la déforestation importée--mais restent divisés sur une réforme du marché de l'électricité malgré la flambée des prix de l'énergie.

Taille du texte:

Réunis autour de la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili, les représentants des Vingt-Sept aborderont pendant deux jours plusieurs textes de l'ambitieux plan climat présenté mi-juillet par Bruxelles pour sabrer de 55% d'ici 2030 les émissions carbone de l'UE par rapport à 1990.

Une seconde réunion dans cette ville du nord de la France rassemblera les ministres de l'Energie vendredi et samedi.

Si Emmanuel Macron fait de l'environnement un marqueur de la présidence française de l'UE, débutée en janvier, aucun accord n'est attendu à Amiens mais Paris entend "faire avancer au maximum" d'ici juin les négociations en cours.

La France veut notamment accélérer l'établissement d'un "mécanisme d'ajustement carbone aux frontières" de l'UE proposé par Bruxelles et désormais discuté par les Etats et les eurodéputés.

L'objectif est de taxer certaines importations (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) au prix du marché carbone européen, selon les émissions liées à leur production.

"C'est la puissance du marché européen: si vous voulez y entrer, vous devez respecter les mêmes règles", a déclaré Barbara Pompili mercredi sur Sud-Radio.

- Identifier "les enjeux politiques"-

Pour ne pas enfreindre les principes de l'Organisation mondiale du Commerce, la Commission propose parallèlement de supprimer les quotas d'émissions gratuits jusqu'ici alloués aux industriels européens pour leur permettre d'affronter la concurrence de pays tiers... au risque de renchérir les coûts de production en Europe, s'alarment nombre d'Etats et d'eurodéputés.

"Espagne, Portugal, Pologne et Autriche réclament le maintien des quotas gratuits. Et (la taxe carbone) pose des questions compliquées: qui collecte l'argent? où va-t-il?", souligne un diplomate européen.

Paris entend construire un consensus entre les Vingt-Sept, base de futures négociations avec le Parlement européen. "La difficulté n'est plus sur le principe, mais sur le timing de décroissance des quotas gratuits", veut croire l'entourage de Mme Pompili, sur ce texte dépendant des ministres de l'Economie mais touchant étroitement aux dossiers environnementaux.

Autre projet phare d'Emmanuel Macron: l'élaboration d'un instrument de lutte contre la "déforestation importée", pour éviter que les importations européennes de bois, d'huile de palme ou de soja ne contribuent au défrichage de forêts.

Les discussions sur un texte soumis par la Commission mi-novembre commencent juste parmi les Etats comme au Parlement. Le tour de table d'Amiens permettra d'"avoir une vision claire des enjeux politiques" et futurs noeuds des négociations, souligne-t-on au ministère de la Transition écologique.

Alors que les ONG espèrent un durcissement du texte initial, regrettant qu'il ne s'applique pas à certains produits (maïs, caoutchouc...) ni à d'autres écosystèmes menacés (zones humides, savanes...), Paris n'exclut pas un élargissement.

-"Acceptabilité sociale"-

Les ministres devraient par ailleurs réitérer leurs réticences sur le projet d'étendre le marché carbone européen: après les industriels et énergéticiens, les fournisseurs de carburant routier et de fioul domestique pourraient être contraints d'acheter des "quotas d'émissions" dès 2025... au risque de répercuter le surcoût sur les consommateurs.

Cette proposition controversée de la Commission est dénoncée vigoureusement par une partie des Etats, inquiets de l'impact pour les ménages précaires en dépit d'un possible "fonds solidaire" européen.

"La France a exprimé ses vives inquiétudes sur l'acceptabilité sociale (...) On a connu les +gilets jaunes+, on sait que la transition doit prendre en compte les intérêts des populations et des différents États", plaide l'entourage de Mme Pompili, assurant chercher "un compromis".

Ce projet, qui sera défendu à Amiens par le vice-président de la Commission Frans Timmermans, apparaît cependant fragilisé par l'actuelle flambée des prix du gaz, qui dominera les discussions des ministres de l'Energie.

Alors que les cours de l'électricité sur le marché de gros européen s'alignent mécaniquement sur ceux du gaz, Paris réclame un "découplage" et la réforme d'un mécanisme jugé "obsolète" qui diluerait l'effet des coûts bas du nucléaire.

Or, de fortes divergences persistent: une dizaine d'Etats, Allemagne en tête, s'opposent farouchement à toute réforme du marché de l'électricité, expliquant la crise par des "facteurs mondiaux" conjoncturels, tandis que Pologne et Hongrie accusent le prix du CO2 et les règles environnementales de renchérir les coûts de l'énergie.

T.Furrer--NZN