Zürcher Nachrichten - Début du procès du féminicide de Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle

EUR -
AED 4.037723
AFN 78.405346
ALL 98.420291
AMD 430.063576
ANG 1.967954
AOA 1006.947624
ARS 1179.886018
AUD 1.807638
AWG 1.978718
AZN 1.867362
BAM 1.942096
BBD 2.211255
BDT 133.080933
BGN 1.954622
BHD 0.414334
BIF 3255.513116
BMD 1.099288
BND 1.46436
BOB 7.56914
BRL 6.372358
BSD 1.095103
BTN 93.431266
BWP 15.252046
BYN 3.584442
BYR 21546.045319
BZD 2.199837
CAD 1.560626
CDF 3158.254105
CHF 0.942092
CLF 0.027613
CLP 1059.702983
CNY 8.004521
CNH 8.009033
COP 4635.367821
CRC 553.940027
CUC 1.099288
CUP 29.131133
CVE 109.495349
CZK 25.193457
DJF 195.023683
DKK 7.460197
DOP 69.153158
DZD 146.804392
EGP 55.617155
ERN 16.48932
ETB 144.337093
FJD 2.54474
FKP 0.838408
GBP 0.84903
GEL 3.023354
GGP 0.838408
GHS 17.024058
GIP 0.838408
GMD 79.302206
GNF 9504.38923
GTQ 8.457027
GYD 229.952518
HKD 8.547168
HNL 28.11702
HRK 7.532764
HTG 143.780006
HUF 400.567225
IDR 18406.998962
ILS 4.107435
IMP 0.838408
INR 93.811211
IQD 1436.22734
IRR 46540.544582
ISK 143.530896
JEP 0.838408
JMD 172.691987
JOD 0.779382
JPY 160.205849
KES 142.070065
KGS 95.299876
KHR 4365.927003
KMF 489.345406
KPW 989.2802
KRW 1595.478081
KWD 0.338158
KYD 0.914124
KZT 551.751806
LAK 23752.230091
LBP 98435.221736
LKR 324.493107
LRD 219.617313
LSL 20.600601
LTL 3.245911
LVL 0.664948
LYD 5.301262
MAD 10.461542
MDL 19.680364
MGA 5091.764792
MKD 61.846595
MMK 2308.005039
MNT 3852.70846
MOP 8.805893
MRU 43.598454
MUR 49.875785
MVR 16.974212
MWK 1903.971347
MXN 22.497397
MYR 4.88372
MZN 70.225378
NAD 20.600601
NGN 1688.641626
NIO 40.404225
NOK 11.792777
NPR 150.168296
NZD 1.95852
OMR 0.423173
PAB 1.099288
PEN 4.030369
PGK 4.513916
PHP 62.717814
PKR 307.785903
PLN 4.205052
PYG 8725.050394
QAR 4.001442
RON 4.951813
RSD 116.524798
RUB 92.431316
RWF 1557.89252
SAR 4.122563
SBD 9.343154
SCR 15.750661
SDG 659.987561
SEK 11.006852
SGD 1.467226
SHP 0.863868
SLE 25.008714
SLL 23051.521461
SOS 626.240165
SRD 40.195204
STD 22753.042694
SVC 9.618903
SYP 14292.301853
SZL 20.600601
THB 37.493751
TJS 11.964127
TMT 3.845056
TND 3.358629
TOP 2.647431
TRY 41.776116
TTD 7.422472
TWD 36.361535
TZS 2917.860209
UAH 45.384397
UGX 4014.640468
USD 1.099288
UYU 46.504626
UZS 14189.63069
VES 76.997561
VND 28367.538939
VUV 135.878891
WST 3.104262
XAF 652.460541
XAG 0.036881
XAU 0.000361
XCD 2.976062
XDR 0.82882
XOF 652.460541
XPF 119.331742
YER 270.29784
ZAR 20.931049
ZMK 9894.911968
ZMW 30.735254
ZWL 353.970296
  • AEX

    -36.1500

    841.29

    -4.12%

  • BEL20

    -200.9900

    4093.59

    -4.68%

  • PX1

    -323.7000

    7274.95

    -4.26%

  • ISEQ

    -478.5600

    9703.53

    -4.7%

  • OSEBX

    -73.6400

    1396.13

    -5.01%

  • PSI20

    -330.9200

    6635.79

    -4.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.8100

    2624.78

    -3.13%

  • N150

    -201.8800

    3123.92

    -6.07%

Publicité Image
Début du procès du féminicide de Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle
Début du procès du féminicide de Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle / Photo: MEHDI FEDOUACH - AFP/Archives

Début du procès du féminicide de Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle

"Je voulais la cramer": le procès pour assassinat de l'ex-mari de Chahinez Daoud, brûlée vive en 2021 à Mérignac, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de la Gironde, quatre ans après cette affaire retentissante dans laquelle des policiers avaient été sanctionnés.

Publicité Image

Taille du texte:

Mounir Boutaa, 48 ans aujourd'hui, était sorti de prison fin 2020 après une condamnation pour des faits de strangulation et de menace avec un couteau sur son épouse.

L'ouvrier maçon, déjà mis en cause par une première conjointe, avait interdiction d'entrer en contact avec Chahinez Daoud, qu'il avait connue en Algérie en 2015, mais leur vie commune avait repris jusqu'en mars 2021.

La victime n'avait pas de téléphone grave danger et son conjoint ne s'était pas vu attribuer de bracelet anti-rapprochement à sa remise en liberté.

Une cinquantaine de personnes ont dénoncé lundi ces dysfonctionnements avant l'ouverture du procès qui dure jusqu'à vendredi à Bordeaux.

"On dénonce surtout les pouvoirs publics, l'État qui ne fait pas son travail par manque de moyens financiers et par manque aussi de moyens humains, surtout au niveau de la police qui ne protège pas les femmes", a déclaré une manifestante sous couvert d'anonymat.

- "Annihiler" -

Quelques jours avant l'audience, l'avocat des parties civiles, Me Julien Plouton, a évoqué devant la presse "une traque, un harcèlement, une surveillance quasi quotidienne" de la victime pendant les deux mois qui ont suivi sa dernière plainte, avant le "déchaînement de violences inhumain" du 4 mai 2021.

Ce jour-là, l'accusé gare près du domicile familial, en banlieue bordelaise, un fourgon récemment acheté et aménagé pour observer discrètement l'extérieur. Il scrute les allées et venues de sa femme, qui ne peut le repérer, avant de l'attaquer dans la rue.

Il lui tire dans les cuisses avec un fusil, l'asperge d'essence et met le feu, filmant une partie des faits avec son téléphone. Un voisin ayant entendu hurler tente de s'interposer, en vain.

Le corps de la victime est retrouvé presque entièrement carbonisé, la tête dans le caniveau.

Pour Me Plouton, Mounir Boutaa voulait "tuer une femme, l'effacer, l'annihiler, la châtier".

L'homme est arrêté peu après. En garde à vue, il affirme d'emblée qu'il voulait "la cramer", "pour tout le mal qu'elle et la justice (lui) ont fait" en le faisant condamner, à tort selon lui.

Il ajoute avoir voulu "la punir", "lui laisser des traces" en la brûlant "un peu", "lui faire la peur de sa vie" mais nie avoir voulu la tuer.

- "Défaillances" -

"Pour lui, il n'y a pas de préméditation", affirment ses avocates, Me Anaïs Divot et Me Elena Badescu, soulignant que "les trois experts psychiatres" intervenus dans l'enquête ont conclu à "une altération de son discernement au moment des faits".

"En Algérie, il était doux mais une fois revenu ici c'est devenu un monstre", raconte la mère de la victime, Djohar Daoud, pointant avec son mari, Kamel, l'isolement de leur fille en France, dépourvue de protection familiale.

Après sa mort, les deux grands-parents sont venus en Gironde s'occuper de leurs trois petits-enfants, âgés aujourd'hui de 16, 11 et huit ans.

Une inspection diligentée par le gouvernement de l'époque sur les conditions de remise en liberté et le suivi de l'ex-mari a relevé une série de "défaillances", tandis qu'une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pointait fautes et erreurs d'appréciation.

Cinq fonctionnaires ont été sanctionnés, dont le directeur de la police en Gironde et le commissaire de Mérignac alors en poste, pour avoir omis d'informer leur hiérarchie et la mission d'inspection que le policier ayant mal enregistré la plainte du 15 mars 2021 venait lui-même d'être condamné pour violences conjugales.

Son cas a conduit le ministère de l'Intérieur à préconiser une révocation automatique des policiers et gendarmes condamnés définitivement pour certains faits, dont les violences intrafamiliales.

Parallèlement au dossier pénal, la famille a lancé une procédure pour "faute lourde" contre l'État.

En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022, selon le bilan du ministère de l'Intérieur publié le 26 novembre 2024.

A.Weber--NZN

Publicité Image